Sol LeWitt - Présentation de l'oeuvre et du parcours - SPECIALITE


Sol LeWitt (1928-2007) est né aux États-Unis, à Hartford, Connecticut. Il étudie les beaux-arts à l’université de Syracuse (état de New York), puis à la Cartoonists and Illustrators School (aujourd’hui School of Visual Arts) à New York. Il travaille ensuite comme graphiste dans le cabinet d’architecture d’I.M. Pei, puis en tant que réceptionniste au Museum of Modern Art, où il rencontre les artistes Robert Ryman, Dan Flavin et Robert Mangold, ainsi que la critique Lucy R. Lippard. Identifié dans un premier temps à l’art minimal américain, LeWitt s’en détache rapidement pour favoriser une approche conceptuelle de la création artistique.
Si les dessins muraux constituent la pratique la plus emblématique de l’oeuvre de LeWitt (que l’artiste débute en 1968, à l’âge de 40 ans), son oeuvre inclut également des pièces en trois dimensions (nommées « structures »), des dessins sur papier, des séries photographiques, des oeuvres graphiques et des livres d’artiste. LeWitt utilise ces différents médiums comme autant d’outils pour mieux explorer ses processus mentaux.
LeWitt bénéficie de sa première exposition monographique en 1965, à la John Daniels Gallery de New York. Dès lors, son travail est inclus dans de nombreuses expositions en galeries, musées et au sein d’événements artistiques internationaux.


« FAIRE DES DESSINS MURAUX », 1971, écrit de Sol LeWitt
L’artiste conçoit et élabore le plan du dessin mural. Celui-ci est réalisé par des dessinateurs (l’artiste peut être son propre dessinateur) ; le plan (écrit, oral ou dessiné) est interprété par le dessinateur.
Des décisions sont prises par le dessinateur, à l’intérieur du plan, en tant que parties du plan. Chaque individu étant unique, les mêmes instructions seront comprises différemment et mises en oeuvre différemment.
L’artiste doit autoriser diverses interprétations de son plan. Le dessinateur perçoit le plan de l’artiste, puis le réorganise selon son expérience et sa compréhension propres.
Les contributions du dessinateur ne sont pas anticipées par l’artiste, même quand lui, l’artiste, est le dessinateur. Même si un seul dessinateur suivait deux fois le même plan, cela donnerait deux oeuvres d’art différentes.
Personne ne peut faire deux fois la même chose.
L’artiste et le dessinateur deviennent collaborateurs dans la fabrication de l’art.
Chaque personne trace une ligne différemment et chaque personne comprend les mots différemment.
Ni les lignes ni les mots ne sont des idées, ce sont les moyens par lesquels les idées sont transmises.
Le dessin mural est l’art de l’artiste aussi longtemps que le plan n’est pas transgressé. S’il l’est, alors le dessinateur devient l’artiste et le dessin sera son oeuvre d’art, mais cet art sera une parodie du concept original.
Le dessinateur peut commettre des erreurs en suivant le plan sans compromettre celui-ci. Tous les dessins muraux contiennent des erreurs, elles font partie de l’oeuvre.
Le plan existe en tant qu’idée mais il a besoin d’être traduit dans sa forme optimale. Les idées de dessins muraux seules contredisent l’idée de dessin mural.
Le plan explicite devra accompagner le dessin mural achevé. Ils sont d’une égale importance.

Cliquer ici pour en savoir plus/ Site du centre Pompidou/ Metz ici

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