Pour en savoir plus : ici
Sean Landers n’est pas un peintre comme les autres. Demandez-lui de vous dessiner un mouton, et vous verrez une jeune biche triomphante dont le pelage doux et soyeux a laissé place à un motif tartan rouge et blanc des plus surprenants. Pis encore, demandez-lui de réaliser son autoportrait et celui-ci immortalisera un jaguar au pelage rose et vert s’abreuvant littéralement de son propre reflet tel Narcisse. Génie critique ou fantaisie égocentrique ? Sean Landers brouille les pistes, se dévoilant uniquement à travers ses séries de portraits anthropomorphes inspirées de la Renaissance et ses forêts de bouleaux raturés de petits mots… Heureusement trêve de mystères aujourd’hui, puisque le Musée de la Chasse et de la Nature vous invite à faire connaissance avec le bestiaire imaginaire de ce grand peintre figuratif américain. Trente toiles dont deux inédites se sont mêlées aux collections du musée pour concevoir cette exposition animale. Derrière l’ostensible fausse naïveté de ses peintures, se cache pourtant un esprit libre flanqué d’un humour mordant. Le peintre emprunte ici certains codes surréalistes tout en rendant un hommage subtil au grand maître des énigmes René Magritte. La chasse aux clins d’œil est ouverte !
Du 17 octobre 2023 au 10 mars 2024
62, rue des Archives, 75003 Paris
Ouvert du mardi au dimanche de 11:00 à 18:00 , le mercredi de 11:00 à 21:30
Si l’ayahuasca –littéralement "liane des morts" en quechua– fascine le monde occidental depuis seulement un demi-siècle et sa popularisation par la Beat Generation, ce breuvage hallucinogène occupe une place centrale dans la vie sociale de nombreuses sociétés autochtones d’Amazonie occidentale.
Pour en savoir plus, le site ici et le livret de visite là.
C’est faute d’avoir pu être philosophe, que Gilles Aillaud est devenu peintre. Plutôt toutefois que de peindre une philosophie, Gilles Aillaud s’est appliqué à « peindre philosophiquement ». Laissant croire qu’il représentait des animaux, c’est notre relation à la nature qui s’impose comme son seul et véritable sujet. Son « humilité » technique donnent forme au songe d’une réconciliation, loin de tout projet de « maitrise » et de « possession » du monde. Les interrogations que notre époque adresse à notre relation au vivant montrent l'importance de cette rétrospective attendue.
Galerie ici.
Delcy Morelos
El oscuro de abajo
Les œuvres abstraites de Delcy Morelos, avec leur puissant pouvoir d’évocation, articulent une réflexion sensible sur les liens unissant les êtres et la terre, le corps et la matérialité.
C’est physiquement que les visiteurs sont interpellés par El oscuro de abajo (2023), la nouvelle grande installation immersive conçue spécialement pour le sous-sol de la galerie. Composée de terre mélangée à de la cannelle et des clous de girofle, l’œuvre se déploie sur une grande partie des murs, du sol et du plafond, délimitant avec précision dans l’espace une sorte de caverne, un sanctuaire au sein duquel nous sommes invités à pénétrer. Un petit couloir laissé en réserve au sol mène au cœur de ce paysage abstrait, monochrome et rugueux. L’invitation olfactive devient plus prégnante, renforçant un sentiment méditatif de symbiose avec l’œuvre. « Je crée une expérience pour les sens humains avec des images, des odeurs, des silences, des goûts, des textures » explique Delcy Morelos. « J'aime la synesthésie et je suis touchée par l'alchimie qui éveille des émotions différentes chez chaque personne. Je parle au corps humain, je l'emmène à travers un seuil sensoriel vers la dimension du sacré, du vide, de la matrice terrestre primordiale ».
Galerie Marian Goodman | 14 October - 21 December 2023
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Communiqué de presse ici.
Les 3 oeuvres à connaitre prioritairement :
- Patinir
- Rosa Bonheur
- Miguel Chevalier
Études de cas communes à tous les élèves, elles ne constituent pas un corpus auquel se limiterait la culture plastique et artistique en classe terminale. Mobilisant certaines dimensions et problématiques spécifiques de la création artistique, elles permettent d'éclairer de manière spécifiques et opportunes divers questionnements travaillés par les programmes de l'enseignement de spécialité. Elles sont ainsi régulièrement articulées à d'autres références, choisies par le professeur pour nourrir et jalonner le parcours de culture plastique et artistique, dont la mise en œuvre est opérée tout au long du cycle terminal.
Plus connu comme sculpteur Giuseppe Penone a pourtant toujours dessiné. Pour être au plus près de la manière de travailler et de penser de l’artiste, l’exposition privilégie à un parcours chronologique, un accrochage thématique donnant une place importante au travail sériel. La présentation de ces 241 dessins, dont certains n’ont encore jamais été montrés, illustre les différentes étapes de la pensée de l’artiste du schéma préparatoire jusqu’au dessin d’après sculpture dans certains cas.
Centre Georges Pompidou, Paris.
Mots clefs : empreintes, espace, temps...
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Les travaux et expérimentations visuelles des avant-gardistes italiens des années 70 sont ici mis à l’honneur dans cette exposition à travers des livres, des affiches, des diapositives, des photographies, illustrant le formidable décloisonnement des arts de l’époque, notamment dans le domaine de l’image et de la représentation.
JEU DE PAUME
Jusqu'au 29 janvier 2023
1 place de la Concorde, 75001
Les expositions « Monet - Mitchell » donnent à voir leurs perceptions singulières face à un même paysage composé, souvent exprimées dans des formats particulièrement immersifs. Pour le dernier Monet, celui des Nymphéas, il s’agit de la restitution de motifs longuement observés devant les nymphéas de Giverny ; pour Joan Mitchell, dans l’atelier de La Tour, à Vétheuil, elle explore la transposition, à travers le filtre de la mémoire, de « feelings » – ces perceptions restées vives par-delà l’espace et le temps.
Fondation Louis Vuitton, Paris 16
- Entre figuration et abstraction
- La nature comme principale inspiration
- Des couleurs qui se répondent
- La passion es grands formats
- Emotion et impressions à fleur de peau
-Des gestes libres
Sur le site de BAMag, un article intéressant ici.
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Le musée du Louvre à Paris présente « Les Choses » une exposition proposant une vision nouvelle d’un genre longtemps considéré comme mineur et dont l’intitulé en français n’est pas sans poser question : la nature morte. À la faveur de l’attachement que nous portons aux « choses », c’est aussi notre relation avec les biens matériels qui est racontée. Des haches préhistoriques au ready-made de Duchamp en passant par Chardin et Manet, toute l’histoire de l’art est revisitée dans la perspective de cet éternel dialogue entre les artistes du passé et ceux du présent.
L’expression « nature morte » rend mal compte d’un genre très vivant, qui est, au fond, un agencement de choses en un certain ordre assemblées par l’artiste.
La représentation des choses, dont on retrouve des témoignages dès la Préhistoire, permet une formidable plongée dans l’histoire. Les artistes ont, en effet, été les premiers à prendre les choses au sérieux. Ils ont reconnu leur présence, les ont rendues vivantes et intéressantes en exaltant leur forme, leur signification, leur pouvoir, leur charme. Ils ont saisi leur faculté à nous faire imaginer, croire, douter, rêver, agir.
L’exposition réunit près de 170 œuvres, prêtées par plus de 70 institutions et collections privées parmi les plus prestigieuses. Une œuvre monumentale de l’artiste camerounais Barthélémy Toguo, Le Pilier des migrants disparus, se déploie par ailleurs sous la Pyramide, comme un prélude à l’exposition. Dans une promenade en quinze séquences chronologiques et thématiques, les œuvres allant de la peinture à la vidéo, en passant par la sculpture, la photographie et le cinéma dialoguent entre elles, au-delà du temps et de la géographie, jusqu’à l’époque contemporaine.
Commissaire de l’exposition : Laurence Bertrand Dorléac
Du 12 octobre 2022 au 23 janvier 2023
Musée du Louvre – Hall Napoléon, Rue de Rivoli,, 75001 Paris
Ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 9 h à 18 h. Nocturnes les mercredi et vendredi jusqu’à 21h45.
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En regard de cette œuvre emblématique, des pièces inédites et monumentales côtoient dessins, photographies, livres de bibliophilie et livres d’artistes, ainsi qu’une série de 18 gravures récemment créées par l’artiste, qui en a fait don à la Bibliothèque. Cette carte blanche à l’un des artistes majeurs de notre époque est une invitation à déambuler dans une œuvre qui interroge les notions de trace, de temps et de mémoire, entrant ici en résonance avec les collections patrimoniales et les missions de la BnF.
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Cette frise longue de 80 mètres a été réalisée sur iPad et donne à voir les paysages naturels du Pays d'Auge, où réside l'artiste britannique, et leur évolution au fil des saisons. Elle fait écho aux Nymphéas de Claude Monet, œuvre emblématique du musée, ainsi qu'à la Tapisserie de Bayeux, qui a inspiré David Hockney.
David Hockney, A Year in Normandy/ Pour en savoir plus, c'est ici.
13 octobre 2021 au 14 février 2022
"Les Cerisiers en Fleurs parlent de beauté, de vie et de mort. Elles [les toiles] sont excessives – presque vulgaires. Comme Jackson Pollock abîmé par l’amour. Elles sont ornementales mais peintes d’après nature. Elles évoquent le désir et la manière dont on appréhende les choses qui nous entourent et ce qu’on en fait, mais elles montrent aussi l’incroyable et éphémère beauté d’un arbre en fleurs dans un ciel sans nuages. C’était jouissif de travailler sur ces toiles, de me perdre entièrement dans la couleur et la matière à l’atelier. Les Cerisiers en Fleurs sont tape-à-l’œil, désordonnées et fragiles, et grâce à elles je me suis éloigné du minimalisme pour revenir avec enthousiasme à la spontanéité du geste pictural."
Dernière série achevée par Damien Hirst, Cerisiers en Fleurs s’inscrit dans la lignée des recherches picturales qu’il mène depuis le début de sa carrière sur la couleur et le geste de l’artiste. Il y réinterprète avec une ironie joyeuse le sujet traditionnel et populaire de la peinture de paysage, mais aussi les grands mouvements artistiques de la fin du XIXe et du XXe siècle, de l’impressionnisme à l’action painting.
En lien avec le programme : les nymphéas de Monet pour la couleur, le monumental, l'installation, le paysage, etc.
Le ciel fait grise mine, les musées et galeries sont fermés… Heureusement, David Hockney vient mettre de la couleur au cœur de la morosité ! Le peintre britannique, qui a quitté les palmiers californiens pour les pommiers de Normandie, présente à la galerie Lelong ses dernières œuvres, peintes dans le jardin de sa propriété du Calvados. Sa palette chatoyante rend hommage à la nature, au cycle des saisons, mais aussi à l’architecture de la région. Une vraie partie de campagne, à savourer depuis chez soi !
L'exposition virtuelle ici :
David Hockney - Ma Normandie
Du 15 octobre 2020 au 27 février 2021
Galerie Lelong & Co • 13 Rue de Téhéran • 75008 Paris
www.galerie-lelong.com
Dessins sur iPad
ou encore ici : https://vimeo.com/30363451